Bébés aux besoins intenses et réflexes archaïques

Les Bébé aux Besoins Intenses et réflexes archaïques

Les BABI comme on les appelle sont des bébés aux besoins intenses, ils ont besoin d’être porté; pleurent facilement, et sont très sensibles. Comment les reconnait-on ? Et comment les réflexes archaïques peuvent peut-être être une piste pour les parents ?

Au total, il existe cinq caractéristiques des enfants BABI. Les voici plus en détail.

  1. L’hypersensibilité

Cette caractéristique concerne les enfants qui rient et pleurent fort et ceux qui sursautent facilement. Les enfants BABI sont plus sensibles que les autres d’un point de vue physique et émotionnel. Ils sont souvent irrités, parfois sans raison, montrent une grande émotion et ont une réaction parfois disproportionnée par rapport au problème rencontré.

  1. La réactivité

La réactivité fait référence au comportement de l’enfant BABI lors d’un changement ou face à une chose qui le dérange. Ces enfants sont stimulés avec la faim, un bruit, les odeurs, mais malgré cette stimulation, ces derniers sont capables de rester concentrés sur une même chose pendant un certain moment lorsqu’ils font quelque chose qu’ils aiment et qu’ils ont décidé de faire. Les enfants BABI ont également des réactions soudaines, inattendues et qu’ils expriment fortement. Ils demandent aussi beaucoup d’attention, d’affection et d’écoute.

  1. L’exigence

Les enfants BABI sont exigeants et demandent beaucoup à leurs parents et entourage. Les proches viennent vite à bout de souffle à force de répondre constamment à leurs demandes et exigences.

En répondant rapidement à ses attentes, l’enfant BABI se calme, parvient à gérer son stress et à avoir un comportement plus facile.

  1. L’imprévisibilité

Un enfant BABI est la plupart du temps imprévisible. Si l’on parvient à le calmer lors d’une crise, sa réaction ne sera pas forcément la même la prochaine fois malgré des circonstances similaires. Face à cela, les parents doivent sans cesse trouver des solutions pour intervenir selon ses réactions. Ces enfants se lassent également très vite, ce qui oblige les parents à faire preuve de patience et de créativité. Une recherche qui peut vite épuiser !

  1. Les besoins physiques

Les enfants qui ont des besoins intenses demandent plus de contacts physiques que les autres. Même bébé, ils dorment peu, demandent souvent la tétée et à être dans les bras de leur mère ou d’une autre personne qu’ils trouvent réconfortante. Ces BABI aiment le peau à peau, se faire bercer, être dans le porte-bébé ou se faire caresser les cheveux.

Et les réflexes ?

Toutes ces réactions font penser à des réflexes non intégrés. Déjà in utero l’enfant a des réflexes dès la 5ème semaine de vie on observe des mouvements, appelés rythmie. Les réflexes sont des mouvements automatiques déclenchés par une stimulation kinesthésique, visuelle, auditive, olfactive ou gustative. Par exemple, lorsqu’on met le doigt dans la main d’un bébé il serre le doigt : c’est le réflexe de grasping. Plus tard, il apprendra à relâcher les doigts. Un autre exemple de réflexe : lorsqu’on met le doigt dans la bouche du bébé, il tète : c’est réflexe.

Il existe 70 réflexes dans le corps, ils sont liés à des mécanismes de vie et de survie. Comme l’enfant est immature à la naissance, une grande partie de ses actions sont réflexes, comme les réflexes de fouissement et succion qui vont lui permettre une bonne prise au sein. Puis progressivement les réflexes vont disparaître pour laisser place au mouvement volontaire. Lorsque l’enfant commence à lâcher les objets par terre, c’est son réflexe de grasping qui disparait pour laisser place au mouvement volontaire de lâcher des objets par terre.

Revenons au BABI, cela me fait me fait beaucoup penser au réflexe de paralysie par la peur et au réflexe d’attachement.

Réflexe de paralysie par la peur

Le réflexe de paralysie par la peur est décrit déjà in utero. Ce réflexe évolue en réflexe de moro (lorsqu’on penche la tête en arrière l’enfant ouvre les bras) puis se transforme encore pour devenir le réflexe de sursaut chez l’adulte. Et c’est son évolution normal, mais comme tous les réflexes, certains ne sont pas bien intégrés.

Réflexe d’attachement

 

On le sait bien chez les animaux, il existe une période sensible après la naissance ou le bébé va s’attacher à sa mère et s’il est déplacé, il va s’attacher à la personne qui est proche de lui et le considérer comme sa mère. Chez l’homme, le réflexe est aussi lié au taux d’hormone comme l’ocytocine. Le réflexe est le plus fort dans les 45 mn à 1h après la naissance et se poursuit jusqu’ à 8 à 10 mois.

Ce réflexe participe également au développement de la confiance en soit.

D’après Svetlana Masgutova, le bon branchement des réflexes nécessiterait ces étapes, pour permettre aux différents canaux sensoriels de se brancher.

  1. Tactile : toucher par sa mère. L’enfant à besoin d’être touché par sa mère. Dans certaines vidéos d’accouchement on voit même les mères toucher le visage de l’enfant et le stimuler pour l’aider à prendre sa première respiration.

  2. Vue : voir le visage de sa mère. Ce premier regard unique et magique, cette première rencontre « tu es mon enfant, je suis ta mère ». Mon premier enfant est né en dormant et il a juste ouvert les yeux, m’a regardé l’air de dire « ha, oui c’est bien toi » et à refermé les yeux.

  3. Entendre sa voix. Toute au long de la grossesse l’enfant entend les voix atténuées par le liquide amitotique et la peau. Pour la première fois, il entend la voix de ses parents sans filtre.

  4. Sentir : l’odorat d’un bébé est 17 fois plus puissant que le nôtre et des glandes autour des mamelons vont produire une substance ayant la même odeur que le liquide amniotique ; une même odeur qui va guider le bébé pour aller jusqu’au sein.

  5. Activation du système moteur via la succion. Le bébé est capable grâce à ses réflexes de ramper, de redresser sa tête, de tourner la tête à droite à gauche, de prendre le sein et de téter…

Tous ses sens sont branchés : visuel, auditif, kinesthésique, olfactif, gustatif… la vie commence.

Ces différents événements permettront de faire baisser le taux d’adrénaline et de favoriser l’adaptation du bébé face à ce nouveau monde, inconnu pour lui. Ils permettent également la mise en place du réflexe d’attachement mère/ enfant mais également dans le couple. On sait que l’ocytocine est volatile et que cette très grande production pendant l’accouchement et l’allaitement va participer à l’attachement mais également dans le couple.

Réflexes non intégrés :

Lorsque le réflexe d’attachement n’est pas intégrée cela peut crée une relation dépendante : l’enfant a du mal à rester seul même sur une courte durée, il n’aime pas les changements, il n’apprécie pas d’être laissé à la crèche…

Comme nous l’avons vu les réflexes doivent progressivement maturer et permettre à l’enfant de se séparer de ses parents. Ce réflexe va maturer vers 8 -10mois pour lui permettre d’explorer le monde. Il est normal qu’un enfant de 4 mois soit attaché à sa mère ou son père et ait du mal à rester seul. Il en dépend de sa survie. Les mécanismes de survie ont très peu évolués et si l’enfant est seul pour lui cela signifie « Danger » peut être qu’il y a un ours, une bête sauvage… Donc il utilise la seul communication qu’il connaisse : il pleure.

Le maternage va permettre à l’enfant se se sentir en sécurité, protéger. Le fait de répondre à leur besoin physiologique permet une bonne intégration du réflexe d’attachement L’enfant en sécurité va pouvoir aller librement explorer le monde et se détacher de ses parents. L’enfant va développer un attachement sécure.

Calmer le RPP / renforcer l’attachement

C’est bien tout ca, mais concrètement qu’est ce qu’on peut faire avec ses bébés au besoins intense.

Les réflexes sont intégrer par le balancement, le toucher, et le mouvement.

Portage à bras et en échappe

Porter, porter, porter…. Non votre enfant ne sera pas capricieux il développera un attachement sécure qui lui permettra de voler de ses propres ailes en tout confiance. Porter votre enfant à bras en échappe, danser avec lui, promener vous avec lui.

Massage

Masser le, les jambes, les bras , le dos, la tête fait vous confiance. De nombreuse études on montrer que le massage réduit le niveau de stress et deviez quoi augmente le taux d’ocytocine. Après 20s de câlin les taux d’ocytocine remonte.

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